Rencontre avec Catherine Salzborn Chenuz, auteure de « Le singulier pluriel »

1- Pouvez-vous nous présenter votre ouvrage ? 

Les poèmes que j’ai écrits peuvent se lire seul, à deux ou à plusieurs, comme on dégusterait une friandise.

Ils s’ouvrent sur un univers joyeux, léger, aussi universel que le désir humain. Comme dans un roman, on y retrouve des personnages et leurs petites ou grandes histoires.

Différents de la poésie classique dans leurs formes, on peut les lire au compte-gouttes, comme une touche fraîche, sensuelle, ludique et féminine. Et pourquoi pas le matin, à midi ou à la fin d’une journée en partager un pour s’inviter à un moment-tendresse ?

2- Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ? 

Très peu de poèmes écrits par des femmes sont édités, et encore moins pour la poésie érotique. La représentativité des genres n’est pas égale. J’ai fait le choix audacieux d’en écrire et de les partager parce qu’il me semble important d’exprimer un ressenti de femme, mais mes poèmes s’adressent à tous les genres.

3- Quelles sont vos sources d’inspiration ? 

Ce qui me pousse à écrire, c’est ce que je vis , les rencontres et les expériences. Je suis une épicurienne et je savoure tous les petits bonheurs passants. La beauté du silence, l’aube naissante, une larme versée, un rire partagé, tout ce qui me touche peut trouver son expression dans l’écriture.

C’est comme cela qu’ont jailli mes poèmes. Ils sont venus presque tous seuls. Nés d’une sensation, d’une émotion, je prends plaisir à les retranscrire comme pour les revivre à chaque fois.

4- Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Pendant une année, j’ai commencé ma journée par la lecture d’un haïku, et sa méditation grâce au livre de Pascale Senk Mon année Haïku LEDUC.S Editions 2017.

Je me suis alors mise à écrire des poèmes, ce que je n’avais pas encore fait.

Même si les miens sont de genres très différents, ils croquent tous l’instantané qui me touche.

5- Si vous deviez vous décrire en 3 mots, quels seraient-ils ? 

Gourmande de vie !

6- Ma citation préférée :

«Quand le disciple est prêt, il rencontre le maître.»

7- Mon rituel d’écriture :

Trouver un petit bout de papier, un crayon pour vite noter ce qui vient, comme un peintre ferait une esquisse. Parfois c’est à 4h00 du matin que les mots me viennent à la bouche. C’est « mon petit coup de feu nocturne ».

Mais l’écriture peut jaillir n’importe où, n’importe quand. Je rassemble ensuite tous les petits bouts de papier dans mon cahier de poésie , et je laisse reposer jusqu’au moment où je finalise le tout. Quelques retouches si besoin, et puis je les enregistre dans mon ordinateur.

8- Projet d’écriture pour l’avenir :

Mon second livre de poèmes est en gestation ! Mais c’est encore trop tôt pour vous en dire plus !

9- Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

J’ai envie de dire « par hasard », en surfant sur internet. Je ne voulais pas que l’on découvre mes poèmes après ma mort, dans un tiroir, alors j’ai cherché à les publier. La proposition de collaborer pour les différentes tâches jusqu’à la sortie du livre et même après pour sa diffusion me semblait être une belle aventure et je suis contente de la vivre, heureuse que mes poèmes s’envolent pour vivre leur vie et réjouir tous les amoureux des mots et de la vie.

10- Le mot de la fin 

Je serais ravie si mes poèmes permettaient aux lecteur-ice-s de découvrir ou retrouver le plaisir enchanteur, coquin et surprenant de la poésie.

Comme la caresse suggestive du vent d’été dans un jupon, ou le petit pschitt de bonheur que l’on se donne, lorsqu’on se parfume, lire un poème devient une expérience intense qui nous met en joie.

Découvrir "Le singulier pluriel" : https://bit.ly/3uRtfKK

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