Actualités

À l’écrit, il n’est pas rare de voir le doute s’installer en matière d’orthographe, de conjugaison et de grammaire. Pour gagner en assurance et s’améliorer, nul besoin de revoir tout son alphabet ! En effet, certaines règles ne s’inventent pas et il existe des moyens mnémotechniques tout trouvés pour retenir les subtilités de la langue française… Pour s’en imprégner de façon ludique, les Éditions du Panthéon suggèrent quatre comptes à ne pas manquer sur les réseaux sociaux. Zoom sur ces profils lumineux !

1 - Les parenthèses élémentaires sur Instagram 

Ce sont plus de 33 000 personnes qui suivent Karine, pour en apprendre quotidiennement sur le vocabulaire et le langage. Cette professeure de lettres classiques décrypte les dessous du français et émet des suggestions pour manier le verbe à la perfection.

Ce que l’on préfère : les petites histoires à l’origine des expressions connues telles que “Poser un lapin”.

2 - Le Bescherelle sur Facebook 

Tout y passe : conjugaison, tics de langage, règles générales, accords et bien plus encore sont abordés de façon très ludique sur la page Facebook du Bescherelle. De quoi démêler le vrai du faux et peaufiner sa plume !

3 - Maîtresse Adeline sur Tik Tok 

La mission de cette professeure des écoles ? : “Apprendre le français facilement”. Suivre Maîtresse Adeline, c’est avoir le sentiment de retourner sur les bancs de primaire. Les bases sont revues et les erreurs courantes sont passées à tabac à coups d’explications limpides ! Le petit plus : les explications très visuelles et colorées.

4 - Projet Voltaire sur Twitter 

Sur le compte de Projet Voltaire, outil de formation à la maîtrise de l’orthographe et de l’expression, il est possible de tester son niveau avec des questionnaires pour ensuite progresser à son rythme. Entre dictées, explications d’experts et défis, c’est toute la langue française qui est passée en revue pour les particuliers et professionnels de l’écriture.

À vos plumes !



Alors que la langue française regorge de petits trésors de diction et d’exceptions qui confirment la règle, certaines fautes semblent pourtant s’être confortablement installées dans le répertoire de ceux qui pratiquent le français. À tel point qu’on ne les entendrait plus… Presque plus ! Zoom sur les 5 fautes les plus répandues, à bannir à tout jamais.

1 - Les pléonasmes

« Elle est montée en haut », cela ne vous dit rien ?

Le pléonasme est l’art de se répéter inutilement puisque l’on redit ce qui vient d’être énoncé. Et un pléonasme est vite arrivé : descendre en bas, au jour d’aujourd’hui, arrêt complet…

Son meilleur ennemi ? La concision. Elle permet de s’exprimer tout aussi efficacement et semble même apporter plus d’impact. Exemple : Elle est montée. / Elle est descendue. / Le véhicule est à l’arrêt.

2 – « Après que » suivi du subjonctif

« Après qu’il ait terminé son repas… », « Après qu’elles aient effectué leur mission… ». Cette erreur est extrêmement courante, pourtant l’expression « après que » ne devrait pas être suivie du subjonctif. La bonne formule :

  • « Après qu’il a terminé son repas ».
  • « Après qu’elles ont effectué leur mission ».

3 – Au temps pour moi / Autant pour moi

« Au temps pour moi » vient du jargon militaire. « Au temps » correspond aux exercices militaires qui se font en plusieurs temps. D’où l’expression « en deux temps, trois mouvements ». « Au temps pour moi » signifie dans ce contexte, reprendre le mouvement au premier temps lorsque l’on se trompe.

On écrit donc bien « au temps pour moi », et non « autant pour moi ».

4 – Quarantenaire et cinquantenaire

Ces deux termes ne désignent pas les personnes de quarante ans ou cinquante ans. Quarantenaire et cinquantenaire désignent uniquement des événements. Autrement dit, ils sont synonymes de « qui dure quarante ans / cinquante ans ».

5 – C’est compréhensif / C’est compréhensible

Au niveau de la prononciation, la nuance est mince. Pourtant, « compréhensif » et « compréhensible » n’ont pas la même définition. Le premier désigne quelqu'un qui comprend autrui quand le second désigne ce qui peut être compris sans difficulté.

Après ce petit tour d’horizon des fautes les plus fréquentes, plus d’excuses pour ne pas parler la langue de Molière à la perfection… À vos corrections !