1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Bien sûr. “Un chemin en Afrique, une porte sur le monde” est un libre qui parle d’Afrique du XXIe siècle, de ses conflits, de son potentiel puisque ce continent est la région du futur.

Je parle également de mon expérience vécue en Afrique Centrale, notamment en République du Congo où j´ai développé plusieurs plateformes internationales dans lesquelles la diplomatie culturelle, le développement durable, la paix, la gouvernance, l´environnement et la démocratie étaient les thèmes importants.

C´est un livre qui vise à montrer l´autre facette de l´histoire africaine, une histoire différente de celle qui a été vendue dans le monde. L´Afrique est noble, ainsi que sa diaspora, avec laquelle peut se construire toute une diplomatie culturelle qui permettrait à ce continent et à sa diaspora, ainsi qu´aux pays qui possèdent cet héritage africain, de devenir une puissance douce, puisque la culture est le quatrième pilier du développement durable, un thème fondamental dans l´ordre international actuel et qui est également gérée par l´UNESCO.

L’histoire de l’Afrique est similaire à l’histoire de certains pays du monde, notamment de la Colombie et de l’Amérique latine, c’est une histoire qui ne peut se répéter, nous devons donc en tirer des leçons pour avancer et obtenir la paix et le développement.

  1. Quel message souhaitez-vous transmettre au lecteur ?

Racontez l’autre histoire que l’on ne connaît pas sur l’Afrique, car, comme le souligne l’écrivain nigérian Chimamanda Adichie, il y a un danger à ne connaître qu’une seule histoire. Le monde connaît la misère, les dictatures et les guerres en Afrique, mais pas son importance géopolitique, sa véritable histoire, son potentiel, sa richesse, la force de sa culture et sa magie.

  1. Quelles sont vos sources d’inspiration ?

J´ai vécu en Afrique et c´était ma principale source d´inspiration. Apprenez à connaître ses habitants, ses réalités, sa culture, ses acteurs et son environnement.

  1. Quel livre vous a donné envie d’écrire ?

Aucun livre particulier ne m’a incité à écrire mon livre. Ce qui m´a motivé, c´est de constater l´injustice avec laquelle le monde a traité et considéré l´Afrique. La dette que de nombreux acteurs internationaux ont envers ce continent merveilleux mais, hélas incompréhensible pour cerrtains.

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Je pense avoir 4 forces : la force de l´amour, la créativité, la persévérance et la solidarité.

  1. Quelle est votre citation préférée ?

Dans mon livre, ma citation préférée est la suivante : « lors de la conférence de Berlin, les métropoles se sont partagé le continent africain comme un gâteau ».

Mais j’ai aussi trois citations célèbres de Nelson Mandela que j’aime beaucoup et ce sont :

  1. “Il ne devrait jamais arriver que cette belle terre subisse l’oppression d’une personne par une autre”.
  2. “Nous devons utiliser le temps à bon escient et réaliser que c´est toujours le bon moment pour bien faire les choses.”
  3. “ L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde”.
  4. Quel est votre rituel d’écriture ?

Pour moi, écrire produit une extase totale, et pour cela il faut choisir un sujet qui est intéressant, rechercher et forger ses propres critères pour pouvoir les transmettre avec toute l´éthique, le professionnalisme et la véracité du cas. Les livres sont vos meilleurs amis, ils vous enseignent et ne vous trahissent jamais, ils vous libèrent aussi. Je consacre le plus de temps possible dans ma vie quotidienne à l´écriture.

Je considère que l´écriture est une manière d´appeler à la réflexion, à l´analyse et à la réflexion sur la construction de nouvelles réalités plus justes, solidaires, respectueuses et inclusives.

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J´écris actuellement un livre portant sur la validité ou non de l´ordre international libéral actuel, ce que l’on peut retenir de cet ordre et ce que nous devrions réformer. Je passe du micro au macro. C´est-à-dire, à partir du cas particulier de mon père victime de violence partisane en Colombie en 1948, pour expliquer comment les problèmes internes sont parfois le résultat de l´influence d´acteurs internationaux qui déstabilisent au profit de leurs propres intérêts internes et géopolitiques.

  1. Comment s’est passé le choix de votre éditeur ?

J´étudiais différentes alternatives et je considérais que mes maisons d´édition en Colombie et à Paris répondaient aux attentes que je recherchais. Par ailleurs chacune d’entre elles dispose de publications dans les domaines politiques, sociaux et culturels qui correspondent sur le fond, à mes orientations.

  1. Le mot de la fin ?

Si nous voulons parvenir à la paix dans le monde, nous devons être plus inclusifs, promouvoir la coopération Sud-Sud, corriger les erreurs historiques laissées par le colonialisme dans le monde, favoriser la démocratie, renforcer les droits de l’homme et permettre un meilleur équilibre entre les différents acteurs du monde dans le contexte international.

Il est urgent de moderniser l’ONU, en permettant aux voix des pays que les puissances hégémoniques ont réduit au silence de se faire entendre.

Un ordre international plus juste, équitable et inclusif est nécessaire.

L´Afrique continue d´être un acteur fondamental du monde géopolitique que la communauté internationale doit traiter avec dignité. L´Amérique latine et les Caraïbes, et en particulier la Colombie, doivent sérieusement envisager de renforcer leurs relations diplomatiques avec l´Afrique en l´incluant comme un acteur fondamental dans leurs politiques de relations extérieures, car ce continent est la région du futur.

Il est important de permettre aux pays Africains de résoudre eux-mêmes leurs conflits internes sans ingérence étrangère, car l’histoire a montré que leur ingérence au lieu d’aider a été désastreuse, à quelques honorables exceptions près.

Le monde, et en particulier l’Afrique et l’Amérique latine, ne doivent pas permettre davantage de colonialisme de la part d’un quelconque acteur international dans leurs pays et régions, car cela signifierait continuer à répéter l’histoire qui les a conduits à la guerre, à l’ingouvernabilité, aux dictatures et hélas a la pauvreté socio-économique que le monde décrie sans agir à la mesure des nécessités et de ses responsabilités.

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Un mariage heureux, de beaux enfants, une situation confortable.

Dans le monde de Jeanne, tout est harmonie jusqu’au jour où tout s’écroule.

Mais comme la roue de la vie tourne sans interruption, l’espoir renaît, sombre à nouveau puis jaillit encore.

Jeanne, toujours, reste sur le qui-vive, prête à arracher toute miette de bonheur qui passera à sa portée.

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

Arracher toute miette de bonheur qui passe à votre portée.

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Mes rêves, ma vie.

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Tous, un peu, passionnément.

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Sensible, ferme, tenace.

  1. Quelle est votre citation favorite ?

Sic transit gloria mundi.

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

Une feuille, une plume, la prairie ; une feuille, une plume, le bois.

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Ce que l’inspiration et la vie m’apporteront.

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

C’est elle qui m’a choisi.

  1. Le mot de la fin ?

Qu’il n’y en ait pas.

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Mon livre est d’abord un témoignage Vécu. Je dis au lecteur : voici ce qu’a été un enfant, un adolescent, un jeune professeur, moi bien sûr, et tous les miens, nés et enracinés en Algérie depuis le milieu du XIX° siècle. Ce pays était le nôtre comme il l’était aux Arabes et aux Kabyles ; nous formions avec des centaines de milliers d’autres un peuple authentique, le peuple pied-noir. Cette vérité, pourtant fondamentale, a été niée, ce peuple calomnié.

Ce livre est aussi un avertissement pour la France d’aujourd’hui. Il est temps pour les Français d’aujourd’hui d’ouvrir les yeux : les forces de destruction de 1962 sont à l’œuvre sur notre territoire.

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

La réponse précédente répond en partie à votre question. Prolongeons l’analyse : l’abandon de l’Algérie au prix d’un « génocide géographique » - tout en révélant la soumission de la France à la fatalité historique (« c’était inéluctable », a dit en 1962 et dit encore en 2024 notre vieux pays fatigué et berné), cet abandon nous rapproche peu à peu de notre soumission face à une civilisation conquérante, l’Islam, sous la forme la plus intolérante : l’islamisme.

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

La principale source d’inspiration c’est l’homme qui a vécu longtemps et qui pense comprendre la tragédie qui s’est passée en 1962 et celle qui se joue aujourd’hui. Aussi toute la première partie du livre est largement autobiographique.

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Aucun livre en particulier de l’ensemble de mes lectures, mais émergent de ces dernières des livres de réflexion écrits par des hommes d’action, A. Camus, Saint-Exupéry, l’auteur de « Citadelle » (œuvre peu connue), Soljénitsine, saint Jean-Paul II…

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

J’y aspire mais je ne le suis pas : bienveillance (envers tous les êtres vivants sur terre, les êtres humains d’abord), l’amour du monde (qui se confond avec l’amour du Beau), l’énergie qu’il me faut maintenant chercher en moi-même.

  1. Quelle est votre citation favorite ?

« Je ne connais pas ce qu’est le cœur d’une canaille mais je connais ce qu’est le cœur d’un honnête homme, et c’est abominable ». (Joseph de Maistre)

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

J’écris dans la complète solitude et le plus complet silence, dans un lieu clos ; Je suis incapable d’écrire devant un beau paysage.

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

L’avenir appartient à Dieu.

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

C’est un mien cousin – découvert bien tard — qui m’a incité à l’imiter : il est l’auteur d’un livre élégant et émouvant sur notre ville natale, Philippeville (devenu Skikda), livre édité par les Éditions du Panthéon. Peut-être aussi que le nom de « Panthéon » m’a fait rêver, « si moi aussi… me suis-je dit (rions un peu).

  1. Le mot de la fin ?

À la grâce de Dieu !

Si vous étiez un livre, vous seriez…

« La Galaxie Gutenberg » de Marshall McLuhan. Un auteur qui cherchait les causes à des effets. Ou encore « La peste » d’Albert Camus.

Si vous étiez une citation, vous seriez… 

« Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. » D’Arthur Rimbaud, Correspondance : Lettre du Voyant, à Paul Demeny, 15 mai 1871. Rimbaud marque ainsi la naissance du « moi » et de l’individualité. 

Si vous étiez un marque-page, vous seriez… 

J’hésite entre le marque-page de « Ainsi parlait Zarathoustra » de Friedrich Nietzsche et de « l’Épopée de Gilgamesh ».

Si vous étiez un discours, vous seriez…

Celui de Winston Churchill alors qu’il rend hommage aux aviateurs : « Jamais tant de gens n’ont dû autant à si peu. » J’applique cette phrase aux novateurs à qui nous devons ce que nous sommes.

Si vous étiez une collection, vous seriez…

La collection des Premières Nations, précoloniale de l’Amérique septentrionale, plus particulièrement celle des tribus de la Colombie-Britannique conservée au Musée d’histoire du Canada. Ou encore, l’ensemble des œuvres détruites par le colonialisme européen, plus particulièrement les codex indigènes.

Si vous étiez un papier, vous seriez…

Un papier buvard, car j’aime la citation de Paul Valéry : « Rien de plus original, rien de plus “soi” que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer. Le lion est fait de mouton assimilé. » (Tel quel)

Si vous étiez une bibliothèque, vous seriez…

Reconstituer celle d’Alexandrie et rendre publique celle du Vatican.

Si vous étiez une recette, vous seriez…

Celle qui ferait qu’il n’y ait plus de racisme, plus d’exploitants, que l’on respecte tout le « vivant » et que tous les humains soient égaux.

Si vous étiez un titre de livre, vous seriez…

Dictionnaire historique de toutes les langues, produit par Alain Rey avec la collaboration de Louis Létourneau

L’histoire des encyclopédies, en étant celle de Diderot, Encyclopédie du dix-neuvième siècle de 1877, Encyclopédie Universalis, et Wikipédia.

L’ensemble des publications du National Geographic et de la revue Nature

Nu(e) devant son miroir, je voudrais que chacun(e) veuille bien voir son animalité première. Comme chez les autres animaux, des yeux, un nez, une bouche, un anus, une vulve, ou un pénis, et cette peau qui, telle un vêtement, recouvre tous les muscles et les os. Aussi, chacun(e) verra dans la glace non pas le sourire de son chien aux dents de carnivores, mais celui de son ancêtre Primate venu des grandes forêts originelles.

 

Si vous étiez un livre, vous seriez…

Les Contes des Mille et une Nuits

Si vous étiez une citation, vous seriez…

« Une femme est authentique quand elle ressemble à l’image qu’elle a rêvée d’elle-même » (Pedro Almodovar dans « Tout sur ma mère », 1 999)

Si vous étiez un marque-page, vous seriez…

collées l’une au-dessus de l’autre sur un carton fin, deux petites feuilles d’érable, une rouge pour la saison d’automne et une verte pour le printemps et l’été

Si vous étiez un discours, vous seriez…

celui sur le droit des enfants par Victor Hugo : « Ce jeune esprit, l’enfant, est le champ de la moisson future. Il contient la société nouvelle. Ensemençons cet esprit, mettons-y la justice ; mettons-y la joie » (extrait d’ « Actes et paroles, pendant l’exil », 1 869)

Si vous étiez une collection, vous seriez…

les étuis-emballages des tablettes de chocolat aux fantastiques graphismes

Si vous étiez un papier, vous seriez…

le papier kami (qui veut dire « papier » en japonais) plié selon la technique de l’origami pour en faire un oiseau bleu, symbole de paix, d’amour et de renouveau

Si vous étiez une bibliothèque, vous seriez…

en bois d’érable, aux rayons remplis de romans, de biographies, de livres animaliers, et d’albums de photographies.

Si vous étiez une recette, vous seriez…

une salade de fruits parfumés à la réglisse

Si vous étiez un titre de livre, vous seriez…

L’Étoile Vesper (Colette, 1 946).

Originaire du Dauphiné, Marie-Thérèse Vinoy arrive en région parisienne dans les années 1980 après une maîtrise de Lettres Modernes et un séjour d'un an au Canada. Elle commence sa carrière dans le domaine humanitaire puis, après quelques années dans diverses entreprises et un diplôme complémentaire en gestion, elle intègre les services administratifs de l'ONU en 1995 et y travaille jusqu'à fin 2022. Elle profite de son départ à la retraite pour se remettre à l'écriture et publier tous les poèmes écrits au fil des années depuis sa jeunesse.

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Cet ouvrage est un recueil de poèmes écrits sur une très longue durée : de 1977 à 2023, mais avec de nombreuses périodes d'interruption. Il n'y a pas d'ordre chronologique. Certains sont très personnels, d'autres fantasmés, d'autres encore ont été écrits dans le cadre de concours, avec un thème imposé. J'avais le désir d'en faire un recueil depuis très longtemps et, finalement, j'ai attendu la fin de mes activités professionnelles. La plupart de mes poèmes sont rimés. J'essaie par moments de me départir de la rime, mais elle me rattrape rapidement. J'aime bien varier les styles en utilisant à tour de rôle allitérations, néologismes, graphisme, monorimes… J'aime surtout les oxymores et je voulais intituler ce recueil "Clair-obscur" mais c'était déjà pris par Cocteau… alors c'est devenu : "La clarté des nébuleuses".

 

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

Je souhaite avant tout faire passer des émotions, mais aussi interroger sur les maux de notre société, les problèmes quotidiens, le temps qui passe, la question des choix que l'on fait.

 

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Parmi les poètes, je dirais Ronsard, Victor Hugo, Verlaine mais aussi les fables de la Fontaine, les pièces en alexandrins du théâtre classique, Marceline Desbordes-Valmore que j'ai découverte plus récemment ou Alfonsina Storni, une poétesse argentine, ainsi que les chanteurs-poètes francophones du XXe siècle. Je suis également inspirée par les faits de société, l'actualité ou mes activités personnelles.

 

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Kamouraska d'Anne Hébert, l'histoire de cette femme qui joue les épouses irréprochables au chevet de son mari agonisant à Québec, alors qu'elle revit en pensée la mort de son premier mari assassiné par son amant, ainsi que le procès qui s'ensuivit : "Il fallait me refaire une innocence à chaque séance, comme une beauté entre deux bals, une virginité entre deux hommes".

 

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

 Curieuse, rêveuse mais aussi persévérante

 

  1. Quelle est votre citation favorite ?

J'aime beaucoup les citations, voici mes favorites :

  • La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie (Malraux)
  • Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va (Sénèque)
  • À quelque chose malheur est bon
  • There is a crack in everything, that’s how the light gets in (chanson de Leonard Cohen) : Il y a une fissure dans chaque chose, c'est comme cela que la lumière entre.

J'aime aussi les citations latines :

  • Ubi bene ibi patria (là où on est bien, là est la patrie)
  • Homo homini lupus (l'homme est un loup pour l'homme)
  • Carpe diem ou l'équivalent de Ronsard : Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie

 

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

Je n'ai pas vraiment de rituel d'écriture avec des créneaux horaires bien définis, mais j'ai tout de même quelques habitudes. Pour moi, le plus difficile est de commencer. Au début je note généralement mes idées sur papier ou dans l'application "Notes" de mon téléphone ou parfois, quand je suis dans la rue, j'enregistre un message vocal. J'ai aussi un petit bloc-notes près de mon lit car j'ai souvent des idées avant de m'endormir. Et je retranscris ensuite tout cela sur mon ordinateur. J'aime bien travailler avant de me coucher mais je préfère toujours faire une dernière révision le matin avec un regard neuf (la nuit porte conseil). Je suis la plupart du temps insatisfaite de ce que j'écris. Avant la publication de cet ouvrage, j'ai passé beaucoup de temps à la relecture et j'ai remanié un certain nombre de mes anciens poèmes. Il m'est souvent difficile de mettre un point final, j'ai tendance à "bonnarder" comme le peintre Pierre Bonnard qui retouchait ses tableaux, même lorsqu'ils étaient déjà exposés dans les musées ! C'est sans doute mon côté angoissé…

 

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Depuis très longtemps, j'ai un projet de roman initiatique qui se passe au Québec. J'ai écrit les premiers chapitres il y a 25 ans… et je compte m'y remettre bientôt.

J'aimerais aussi écrire un livre de recettes culinaires en vers, un peu à la manière des "Poésies gourmandes" d'Achille Ozanne, un chef cuisinier poète, mais peut-être appliqué au domaine des cocktails.

 

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Après une recherche sur Internet, Les éditions du Panthéon m'ont semblé une maison d'édition sérieuse et celle qui me correspondait le mieux. En outre, lors d'un salon du livre, j'ai rencontré une auteure de poésie qui avait publié plusieurs recueils chez cet éditeur et qui me l'a fortement recommandé.

 

10. Le mot de la fin ?

Je voudrais dire qu'il faut croire en sa bonne étoile et, pour terminer par une note d'humour, voici une dernière citation : In Vino (y) veritas !

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

« Gagné » est un livre autobiographique qui relate autant mon parcours personnel que celui de l’enseigne McDonald’s alors encore inconnue des Dijonnais il y a trente-six ans.

Je donne aussi l'occasion de découvrir McDonald's Dijon de l'intérieur à travers mon prisme.

Originaire du Burkina Faso, je suis arrivé en France en 1987 dans le cadre de mes études supérieures pour ne plus repartir contrairement à ce qui était prévu.

Entré chez McDonald’s en fin 1989 en tant que simple Équipier (le plus petit niveau en bas de l’échelle) pour financer la suite mes études, j’y ai finalement fait la majeure partie de ma carrière, en gravissant tous les échelons pour devenir depuis 2008 Directeurs d’exploitation et des Opérations des restaurants McDonald’s Dijon et Agglomération avec près de cinq cents personnes sous ma responsabilité.

Je livre dans mon récit les clés pour un management différent et un changement d’état d’esprit durable qui vient déjouer les préjugés en mettant l’humain au cœur de l’entreprise pour une meilleure performance collective.

On y trouve des pistes pour se positionner avec ou sans diplôme, persévérer, évoluer sans que ni les origines culturelles, ni les barrières sociétales ne soient un frein.

Mon récit, enrichi par quelques témoignages et anecdotes, est aussi une ode à l’intégration sociale et à la résilience.

J’ai vécu et élevé mes enfants d’abord à Chenôve – quartier à la réputation difficile – ce qui n’empêchera pas mon premier fils de devenir médecin à vingt-sept ans et mon deuxième et dernier fils d’être actuellement en étude de gestion à l’université de Dijon. Tout est possible en se prenant en charge soi-même et lorsque la persévérance devient une règle de vie.

Cette autobiographie est aussi une invitation au voyage en région bourguignonne, en France, en Europe, aux États-Unis, mais aussi au Burkina Faso dont je suis originaire, et plus précisément jusqu’au pied du Nimier devant ma maison de Siby mon village natal, là où tout a commencé.

 

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

Que tout est possible avec de la persévérance aussi bien pour ce qui concerne nos ambitions de vie personnelle que professionnelle. Nous n’avons qu’une vie et de ne pas la subir mais la bâtir et la dominer.

 

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Les belles rencontres

 

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

C’est plutôt un évènement, celui de la Covid-19 qui a mis le monde à l’arrêt qui m’a donné envie me raconter autrement à travers un livre

Il n’y a pas qu'un livre mais toutes mes lectures qui sont variées, mais si je dois absolument en citer je choisirai

  • « Devenir » de Michelle OBAMA

 

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Intègre, travailleur, généreux,

 

  1. Quelle est votre citation favorite ?

« Ne me jugez pas sur mes succès, jugez-moi sur le nombre de fois où je suis tombé et où je me suis relevé à nouveau » de Nelson MANDELA.

 

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

J’ai écrit pour le plaisir, et donc pas soumis à un objectif de temps. Je le fais lorsque j’en ai envie et lorsque je suis inspiré

 

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Si la santé me le permet, l’écriture devrait être mon activité principale à la retraite sans me forcer

 

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

Pour sa représentation de la littérature dans sa diversité (Auteurs et collection) et pour ses engagements et son soutien vis-à-vis de l’association « Coup de Pouce »

Aussi les Éditions du Panthéon présentaient le meilleur accompagnement, ce qui s’est vérifié tout le long du parcours d’édition et de promotion de mon livre

 

  1. Le mot de la fin ?

La confiance en soi est un grand avantage qui nous protège des poisons émotionnels dont nous sommes victimes tous les jours.

N’ayons pas peur d’essayer, d’échouer mais relevons-nous et persévérons

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

De Gaulle et moi, c’est l’histoire de Marcel Petit, un jeune homme de vingt ans qui participa à la Libération de Paris, à l’été 1944. Marcel n’était en rien destiné à jouer les héros. À quinze ans, évacué de Strasbourg comme six cent mille de ses concitoyens lors de la déclaration de la guerre en 1939, il se retrouve vite orphelin et séparé de son frère et sa sœur lorsque précipité sur les routes, au printemps 1940. Gravement blessé, il est soigné par des religieuses à Chartres. Une fois rétabli, Marcel décide de retourner à Paris, dernier endroit où il a vécu. N’y retrouvant ni son frère ni sa sœur, il se déniche un poste de garçon dans un café de quartier près des Halles.

L’histoire commence au printemps 44, alors que la planète entière attend avec fébrilité l’inévitable débarquement qui devra sceller le sort de la guerre. Découvrons ensemble ce café où se côtoient les habitants du quartier qui ne sont pas toujours qui ils semblent. Entre collaborationnistes, trafiquants du marché noir, la mafia corse, des résistants dénués de sens de l’humour, les policiers, la Gestapo, des prostituées adolescentes et les propriétaires du café Au bon Métayer, suivons Marcel qui se voit peu à peu entraîné dans un engrenage qui l’amènera à risquer sa vie pour la liberté de sa ville.

 

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

On ne naît pas héros. On le devient tout simplement lorsqu’on accomplit son devoir et qu’on va là où la vie nous emmène. Sans hésiter. Parce que c’est ce qu’il faut faire.

 

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Lorsque j’avais dix-huit ans, j’ai réussi à obtenir un emploi d’été dans un café terrasse du vieux Québec. C’était, cette année-là, la seule terrasse de toute la ville. Chaque matin, avant de rentrer travailler, le chef, un vétéran français de la Campagne de’40, m’amenait à la taverne voisine et me racontait ses histoires de cette tragique bataille. Ça m’est resté, ainsi que sa frustration à n’avoir pu arrêter les envahisseurs. Il avait été de ceux qui voulaient se battre, quitte à y laisser sa vie.

Une quinzaine d’années plus tard, lorsque Gilles Carle a lancé son film, Le Crime d’Ovide Plouffe, j’ai été fasciné par le personnage de Marie, cette jeune Française réfugiée à Québec après la guerre. Je me demandais quelle sorte de vie elle avait eue pendant l’Occupation et je me suis souvent pris à l’imaginer.

Plus tard, avec mon épouse Christine, nous avons écrit une saga racontant l’histoire d’une famille allemande pendant la 2e Guerre. Un des personnages périphériques du Tome II, Marcel Petit, y est laissé pour mort. Je l’ai simplement fait se réveiller et l’histoire s’est écrite toute seule.

 

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

À l’ouest, rien de nouveau, d’Erich-Maria Remarque. C’est, lorsque j’avais une dizaine d’années, le premier livre d’adulte que j’ai lu. Depuis, l’histoire des Allemands n’a cessé de me hanter.

Adolescent, j’ai dû m’enrôler dans les Forces armées canadiennes pour payer mes études. J’ai eu la chance d’être muté trois fois en Allemagne, dont la première fois à vingt ans. Irrité de ne rien comprendre, j’ai appris la langue, ce qui m’a valu d’y être re-muté une fois gradué. Comme je me débrouillais dans la langue de Goethe, on m’a envoyé servir comme officier d’état-major dans une division de la Bundeswehr. Là, j’y ai côtoyé des vétérans de la 2e Guerre qui m’ont raconté leur histoire. Celle-ci ne correspondait en rien à ce qu’on nous avait enseigné. Je ne l’ai donc pas crue.

Ce n’est que des années plus tard, lorsque le rideau de fer est tombé et que nos historiens ont eu accès aux archives des Forces armées allemandes demeurées jusqu’alors secrètes, que la vraie histoire est entièrement sortie. Je me suis alors dit : « Toutes ces années, ces gars-là avaient dit la vérité et personne ne les croyait. » Ça m’a donné l’envie d’écrire leur histoire.

D’où mon premier livre, L’Anneau de Gabriele (Les Éditions Libre Expression, Montréal, 1 998). Par la suite, nous avons découvert l’immense talent d’écrivaine de mon épouse, Christine Gauthier. Lorsque je fus libéré des Forces armées, après mon retour d’Afghanistan, nous avons republié l’Anneau, de même que les tomes II et II de cette saga que nous avons intitulée Plus jamais la guerre.

 

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Curieux, fonceur, chanceux.

 

  1. Quelle est votre citation favorite ?

Ne regardez pas derrière vous car quelque chose pourrait être en train de vous rattraper.

 

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

Je n’en ai pas. Lorsqu’une histoire me brûle les doigts, je m’y mets. Sans compter mes heures.

 

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Continuer d’écrire notre saga dont les trois premiers tomes sont déjà publiés. L’écriture du Tome IV nous rebute depuis des années parce qu’il doit se passer pendant la Shoah.

Cette année, nous espérons pouvoir publier en Grande Bretagne notre premier tome, L’Anneau, que j’ai pris deux ans à traduire en anglais.

 

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

J’ai soumis le manuscrit de De Gaulle et moi à quelques maisons d’édition au Québec et en France. L’histoire n’a suscité aucun intérêt au Québec, tandis qu’en France, cinq maisons se sont montrées intéressées. Je suis donc allé à Paris rencontrer ces gens et mon choix est tombé sur Les Éditions du Panthéon.

 

  1. Le mot de la fin

L’exploration de l’Histoire et des personnages qui l’ont composée est fascinante. Pour y intéresser les gens, il s’agit de la leur raconter.

J’espère que celle-ci vous fascinera.

  1. Pouvez-vous présenter votre livre ? 

C'est la trajectoire d'un homme idéaliste, magistrat pétri des devoirs de sa charge, et de son amour pour les siens. Il va hisser ses collègues au niveau de son ambition positive. Mais les maux politiques, et du siècle, vont enrayer ses espoirs, et le cours de sa vie.

 

 

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

Les institutions ne valent que par les hommes et femmes qui les animent. Dans une démocratie, la justice doit être impérieusement lucide, comprise, et respectée. Et nullement déroutée de sa voie, ou manipulée.

 

 

  1. Quelles sont vos sources d'inspiration ?

Mon métier, mes voyages. L'ouverture d'esprit de mes amis, et celui des mondes familiaux successivement traversés depuis l'enfance.

 

 

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d'écrire ?

En fait, tous ceux lus pendant l'adolescence. Et ils étaient très variés.

 

 

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

-persévérant ;

-indépendant ;

-malicieux ;

 

 

  1. Quelle est votre citation favorite ?

"N'expliquez jamais !" (Benjamin Disraëli).

 

 

  1. Quel est votre rituel d'écriture ?

J'écris l'après-midi, dans une pièce isolée, exempte de toute présence, de tout bruit.

 

 

  1. Quels sont vos projets d'écriture pour l'avenir ?

Parachever trois romans déjà écrits, mais à la réécriture (méthode Jane Austin). Macérer un ou deux autres. Et me risquer à une ou deux pièces de théâtre.

 

 

  1. Comment s'est fait le choix de votre maison d'édition ?

Sous l'inspiration soufflée d'une bonne étoile anonyme.

 

 

  1. Le mot de la fin ?

Tout arrive, même le difficilement probable.

 

Si vous étiez un livre, vous seriez…

Le zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc. Cet ouvrage a été le déclencheur vers ma démarche de pleine conscience.

 

Si vous étiez une citation

Vivre dans la vérité, ne mentir ni à soi-même ni aux autres, ce n'est possible

qu'à la condition de vivre sans public. Dès lors qu'il y a un témoin à nos actes,

nous nous adaptons bon gré mal gré aux yeux qui nous observent, et plus rien

de ce que nous faisons n'est vrai. Tiré de l’insoutenable légèreté de l’être de

Milan Kundera.

 

Si vous étiez un marque-page

Je serais fabriquée à la main par un enfant, avec amour, remplie de couleurs qui dépassent les lignes.

 

Si vous étiez un discours

Follow your dreams not your boyfriends. Une lettre écrite par l’actrice Gillian Anderson adressée à elle-même lorsqu’elle avait 16 ans. Une belle réflexion sur la féminité et le courage.

 

Si vous étiez une collection

Le titre de la collection serait : humaniste-philosophique-historique- mystérieux-beau. Ça résume (enfin, pas vraiment résumé) ce qui me touche.

 

Si vous étiez un papier

Recyclé ! C’est plus écologique et ça montre les imperfections. J’ai horreur du papier lisse trop propret.

 

Si vous étiez une bibliothèque

Je serais éclectique, comme mes goûts littéraires. Organisée selon un système plus ou moins rigoureux, remplie d’ouvrages, débordante même. Je remplirais toute la pièce de ma présence mais je saurais me faire oublier dans le plus grand des silences.

 

Si vous étiez une recette

Quelque chose avec du chocolat ! Parce que je suis tour à tour sucrée, amère, douce ou acidulée et que je fais bon ménage avec de nombreuses autres saveurs !

 

Si vous étiez un titre de livre

La vie est un laboratoire, l’expérience essentielle.