Entretiens

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Mon livre analyse et questionne nos habitudes de consommation et leurs conséquences sur la relation de travail. Il est clair qu’au cours de ces dernières années nous avons privilégié nos intérêts de consommateur au détriment de nos conditions de travail. En voulant acheter toujours plus, plus vite et moins cher, il a fallu adapter l’organisation du travail pour répondre à cette nouvelle exigence. Conséquence : le paradis du consommateur est devenu un enfer pour certains travailleurs.

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

La curiosité ! Grace au web, il est désormais possible d’accéder à un contenu gigantesque et universel ! Les réseaux sociaux (Twitter et LinkedIn notamment) sont pour moi des sources d’inspiration, à condition de savoir bien les utiliser pour filtrer les informations. Et bien sûr la lecture des livres sur les sujets qui m’intéressent.

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Celui que j’aurais aimé lire ! Je cherchais un livre sur les mutations du monde du travail, et je n’ai jamais trouvé celui qui répondait à mes interrogations. Alors je me suis dit que c’était à moi de l’écrire !

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Curieux, joyeux et hédoniste.

  1. Quelle est votre citation favorite ?

« Quand les gens peuvent choisir, ils choisissent la liberté » de Margaret Thatcher

  1. Quel est votre mot préféré ?

Il change régulièrement, la langue française est tellement riche ! Pour aujourd’hui ce sera « Réminiscence », pour sa sonorité et sa tonalité affective.

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

J’aimerais en avoir mais je n’ai pas assez de temps pour cela… J’écris donc soit le matin, soit le soir dès que j’ai une plage horaire d’au moins 2 heures devant moi.

  1. Le livre que vous auriez aimé écrire ?

« Les liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos

  1. Stylo ou clavier ?

Les deux ! Je commence toujours par poser les mots sur papier avec mon stylo plume fétiche (Montblanc) car j’ai besoin de visualiser dans l’espace mes idées. Je transcris ensuite sur ordinateur le texte.

  1. Le mot de la fin ?

« Ecrire donne du sens à la vie »

Découvrez "Le paradis du consommateur est devenu l’enfer du travailleur" : https://bit.ly/3ysg3hl

1 : Pouvez-vous nous présenter votre livre?

Tout d’abord, mon livre est un roman qui se situe dans la catégorie « fiction ». Il s’intitule : Jean-Christophe Sauvé au pied du mont Sinaï.

L’histoire que j’ai créée se déroule dans un décor bien réel où chaque lieu et mode de vie existent en Égypte, dans la péninsule sinaïtique, ainsi qu’à Jérusalem. Le scénario, quant à lui, contient des faits inouïs avec des personnages entièrement fictifs.

En ce qui concerne le Sinaï, toute l’intrigue commence au monastère Sainte-Catherine. Ce lieu, depuis l’époque de Moïse, est reconnu pour son caractère hautement mystique. Tout événement extraordinaire peut donc se produire en cet endroit.

Pour ce qui est de mon personnage central, Jean-Christophe, il est un phénomène en soi. Est-il humain ou divin? Tout indique, dès son « apparition » qu’il est Jésus-Christ revenu sur terre. De nombreuses personnes y croient fermement, alors que d’autres n’y croient pas dutout. Pour les croyants, c’est le retour tant annoncé du Sauveur. Pour les récalcitrants, c’est un imposteur. À travers ces derniers, se manifeste sévèrement leur chef, un intégriste islamiste nommé Omar, qui se découvre une haine incommensurable envers le prétendu Sauveur, au point de vouloir sa mort à tout prix. Car Jean- Christophe est là pour sauver le peuple qu’Omar veut exterminer, les Bédouins. La venue de Jean-Christophe devient donc pour Omar l’obstacle à abattre. Aussi, plusieurs personnes entourent et soutiennent soit Jean-Christophe, soit Omar. Par l’intermédiaire de ces deux adversaires, c’est la lumière et les ténèbres qui s’affrontent dans une force absolue.

2 : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

J’ai de nombreuses sources d’inspiration. Par exemple, quand je regarde un film, je réagis vite à toutes formes d’événements et à différents genres de personnages. Un lieu peut m’inspirer, une personne, un animal, un objet quelconque, un climat, une époque, des vêtements et ainsi de suite. Ma liste d’inspirations est à l’infini.

Alors, ce qui a été à l’origine de mon roman s’est passé comme dans un flash lorsque j’ai regardé, pour la centième fois, le film : Jésus de Nazareth. En voyant Jésus, je me suis mise à l’imaginer à notre époque. Dans ma tête, je voyais ses apôtres, son père Joseph, sa mère et le peuple qui l’entourait en train de discuter ensemble. En étant dans cet étrange songe éveillé, l’idée de faire de Jean-Christophe un personnage à l’effigie de Jésus m’apparaissait amusante et réalisable. Plus j’imaginais Jésus à notre époque, plus je voyais clairement ce que je voulais écrire. Et ce n’est pas tout ; dans ma quête d’une histoire remplie d’éléments inusités, je cherchais un nouveau prénom pour Jésus. Toutefois, il fallait que je le change, tout en conservant le sien. Je me suis alors inspirée de son titre : Jésus-Christ Sauveur. Ce qui a finalement donné : Jean-Christophe Sauvé. Ce nom joue un rôle primordial dans l’histoire.

Jésus a donc été ma première inspiration pour mon roman. Ensuite, j’ai voulu joindre à mon personnage principal seulement des endroits que j’aimais ou qui m’attiraient fortement, comme l’Égypte et Jérusalem. Surtout que ces lieux, aujourd’hui, gardent encore les traces d’un lointain passé physique et mystique. Les époques lointaines m’attirent beaucoup plus que l’époque moderne dans laquelle nous vivons. Dans mon désir de retourner dans les temps reculés, l’ère biblique m’interpellait plus que les autres. Car, j’avais tout simplement envie de ramener à la vie Jésus et d’une certaine manière son époque, c’était pour moi une façon de me plonger dans son vécu et de vivre comme au temps de la Bible, mais en y incluant notre modernité. Je dois dire que notre monde moderne avait une importance capitale, il m’aidait à ne pas répéter le même scénario vécu à l’époque de Jésus ; je ne voulais pas tomber dans le piège qui aurait pu faire de mon histoire un copier-coller. J’ai donc décidé de garder seulement quelques grandes lignes de sa vie et de sa personnalité, et ainsi d’arriver plus facilement à les adapter à notre époque.

Par ailleurs, lorsque je sortais de chez moi, j’examinais les gens qui m’entouraient. J’étais parfois témoins de discussions amusantes entre des pères et leurs fils. C’est à ce moment que j’ai eu l’idée d’inclure le père de Jean-Christophe dans mon scénario. De cette manière, je pouvais créer une histoire à double sens, c’est-à-dire en me servant du père humain et du Père divin. Dès lors où j’ai imaginé ces amusants morceaux d’histoire, tout le reste m’est venu à l’esprit très rapidement.

Il y a eu également la Bible qui m’a beaucoup inspirée. J’ai lu des passages au hasard. Et à un moment donné, les chapitres et les versets qui parlaient du retour de Jésus et de la montagne sacrée de Moïse me sont tombés gratuitement sous les yeux. Je n’ai jamais eu à chercher quoi que ce soit dans le Livre. C’était du gâteau qui venait nourrir efficacement mon imagination. Ensuite, j’ai découvert des livres à la bibliothèque qui m’ont apporté maintes idées détaillées à inclure dans mon histoire ; par exemple, la configuration de la Vieille Ville de Jérusalem. Toutefois, ce n’était pas suffisant comme informations. J’ai aussi rencontré quelques blocages dans ma quête : des éléments importants manquaient. Il faut dire également que la création de mon roman s’est faite en 2010, et qu’à cette époque je n’avais pas l’internet. Alors, un jour, j’ai trouvé le livre parfait pour finaliser mes recherches. C’était un guide de voyage. Dans celui-ci, j’ai déniché de nombreuses informations sur le monastère Sainte- Catherine et sur tout le territoire sinaïtique. À partir de ce moment, l’écriture a été rapide, j’avais plus d’informations qu’il ne m’en fallait.

Pour ce qui est de mes différents personnages, leurs traits de caractère et leur identité sociale propre ont mûri dans mon esprit avec le temps, car je les avais identifiés dès le début de mes recherches. Je les entendais s’exprimer de mille façons, chacun d’une manière particulière, et au fur et à mesure qu’ils discutaient dans ma tête, je laissais leurs personnalités se développer jusqu’à ce que j’aime parfaitement ce que j’avais fait d’eux.

3 : Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire?  

Il n’y a pas de livre en particulier qui m’a donné envie d’écrire. Ça ne s’est pas déroulé de cette façon.

Tout a commencé à l’école, dès ma première année. À tous les jours, j’avais hâte qu’arrive le cours de français. On découvrait d’abord les lettres de l’alphabet, et ensuite les mots qu’on pouvait créer avec ces mêmes lettres. Ça me fascinait tellement. J’étais fébrile à l’idée de tout ce que j’allais apprendre. Tout n’allait jamais assez vite pour moi.

Or, à la fin de ma première année scolaire, j’ai eu l’étrange idée de prendre les cahiers inutilisés de mes frères et sœur. J’ai enlevé les pages écrites pour ne garder que celles qui étaient vierges. J’ai attaché toutes ces feuilles ensemble pour me fabriquer un immense cahier à écrire. Il avait environ trois centimètres d’épaisseur. J’avais percé un trou dans le coin supérieur gauche de cet ensemble et j’ai enfilé à l’intérieur de ce trou une cordelette blanche pour attacher les feuilles ensemble, et à l’autre bout de la cordelette, j’ai attaché un crayon de plomb. J’avais aussi plusieurs autres crayons et des gommes à effacer. Bref, j’avais tout récupéré de l’année scolaire qui venait de se terminer.

J’avais sept ans. Mon idée était de passer l’été à écrire. Je ne voulais pas que l’école s’arrête. Je pensais sans cesse à tous ces mots que j’y avais appris. Au regard d’aujourd’hui, c’était certes des petits mots insignifiants, mais à cette époque j’avais découvert la plus grande merveille du monde. Alors, plutôt que d’aller jouer avec mes amis, je m’installais sur les marches de l’escalier extérieur. Je glissais mes jambes sous la marche du haut, et celle-ci me servait de pupitre pour écrire.

Dans mon installation intelligente, je pouvais être à la fois dehors pour profiter du soleil tout en réalisant mon grand désir d’écrire. Or, je ne savais pas comment écrire des mots d’une grande portée philosophique, je ne connaissais que des Lulu, papa, bonbon et ainsi de suite, c’est-à-dire que des petits mots bien innocents.

Étant donné que mon imagination débordait et que je sentais toujours cette urgence d’écrire, j’avais trouvé un truc d’écriture qui allait grandement me satisfaire : je ne faisais que tracer des vagues sur les lignes de mon immense cahier. J’allais tellement vite. Je remplissais des feuilles à une vitesse inimaginable. Je n’éprouvais que du bonheur, j’étais enfin comblée de pouvoir faire ce pourquoi j’étais faite : écrire.

Après quelques heures d’une transe profonde, je suis allée voir ma grand-mère qui se berçait à l’intérieur de la maison, et toute fière de ce que j’avais accompli, je lui ai montré ce que j’avais écrit. Elle a regardé mon gros cahier avec stupeur, une sorte de désolation est apparue sur son visage. Elle m’a alors dit : « Pourquoi tu n’as pas écrit des vrais mots? » Je ne comprenais pas pourquoi elle me disait ça, moi qui avais mis tout mon cœur dans mes écrits. Je suis donc allée voir ma mère, tout de suite après, pour lui montrer mon chef-d’œuvre d’écriture. Ma mère l’a regardé et en ouvrant grand ses yeux, elle m’a dit : « Continue, c’est beau ce que tu as écrit! » J’ai couru dehors, tellement j’étais heureuse de ce que ma mère m’avait dit. Dans mon innocence d’enfant, ma mère avait compris mon écriture.

Par la suite, dans les années qui ont suivi cet événement, je pouvais enfin lire tous les livres que je voulais, car j’avais appris beaucoup de mots, et pas seulement des petits. J’allais à la bibliothèque de l’école, et je prenais plusieurs livres à la fois. Rendue chez moi, je les dévorais tous rapidement. Toutes ces histoires que je lisais nourrissaient mon imaginaire, mais aucun, en particulier, m’a donné l’envie d’écrire, car j’avais déjà connu cet envie dès mon premier jour d’école.

4 : Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Intègre, respectueuse, créative

5 : Quelle est votre citation favorite ?

Les larmes envoient toujours les messages que le cœur ne peut envoyer en paroles.
(Je ne connais pas l’auteur de cette citation).

6 : Quel est votre mot préféré ?

Jésus

7 : Quel est votre rituel d’écriture ?

Je n’ai pas de rituel d’écriture, je suis beaucoup trop indisciplinée. J’écris quand l’envie me vient. Cela se produit autant la nuit que durant le jour. Quand je suis en période d’écriture, je me réveille souvent la nuit avec plein d’idées qui se bousculent dans ma tête. Dans ces moments, je me lève parce que je sais que tant que je n’aurai pas tout écrit ce qui est là, je ne pourrai pas me rendormir. En d’autres mots, j’écris dans des moments qui ne sont pas choisis, tout comme je mange seulement quand j’ai faim. Je ne mange pas parce que c’est l’heure de manger, alors je n’écris pas non plus parce que c’est l’heure d’écrire. J’attends toujours d’en avoir envie. Alors, si je dois expliquer un rituel, ce serait celui-là.

Question 8 : Le livre que vous auriez aimé écrire?

Le livre que j’aurais aimé écrire, c’est justement le roman que je viens de créer. Il est exactement ce que j’ai attendu toute ma vie. Tout ce qui m’attire dans la vie est dedans. Mais si je dois en nommer un qui n’est pas de moi, c’est Harry Potter. J’aime tout ce qui se rapporte à la sorcellerie, ou le monde magique. De savoir que l’on a de grands pouvoirs en agitant une baguette magique tout en prononçant des mots, ça me fait rêver, ça me transporte dans une réalité qui n’a aucune limite, et cela a quelque chose de rassurant. Je suis amoureuse des mots, alors, toute magie avec des mots me convient à la perfection.

9 : Stylo ou clavier ?

Les deux. Tout dépend de l’endroit où je me situe et de ce que je suis en train de faire. Étant donné que je n’ai pas de rituel comme tel d’écriture. Quand il me vient soudainement une idée qui me plaît, j’attrape un crayon ou un stylo pour noter cette idée le plus vite possible, pour ne pas l’oublier. Si je suis devant mon ordinateur, alors j’utilise celui-ci pour écrire car c’est lui le plus proche de moi. Autrement dit, j’utilise toujours l’outil qui se trouve le premier à la portée de mes mains. Ensuite, je rassemble mes notes que je place dans un fichier de mon ordinateur, conçu à cet effet. Mais si je suis concentrée, en pleine période d’écriture, je peux mettre plusieurs heures sans m’arrêter. Dans ces moments, j’utilise toujours mon ordinateur, car c’est plus rapide et efficace en ce qui concerne lacomposition, la rédaction et la correction. Et c’est plus propre aussi pour se relire et apporter des modifications si nécessaires. Alors, j’utilise le stylo et le crayon plutôt comme outils de sauvegarde de mes idées que comme outil de composition.

10 : Le mot de la fin ?

J’ai réalisé, tout au long de ce questionnaire que je ne m’étais jamais arrêtée à savoir qui j’étais vraiment dans le monde de l’écriture. À la plupart des questions, j’ai eu à réfléchir longuement avant de pouvoir répondre. Je me plais toujours à dire aux gens que je ne suis pas une écrivaine mais plutôt une « écriveuse ». Je suis une « écriveuse » tout simplement par amour des mots et l’amour du pouvoir qu’ils ont sur les gens. Et pourquoi je ne me suis jamais vue comme une écrivaine? C’est parce que j’ai toujours cru que les véritables écrivains créent leurs œuvres littéraires avec une sorte de rigidité disciplinaire, et ceci dans le but de gagner leur vie financièrement. Et moi, n’ayant pas cette discipline du « véritable écrivain », j’en suis donc encore à me poser la question à savoir qui suis-je dans le monde de l’écriture? Je suis possiblement que cette simple « écriveuse ». Or, je sais avec conviction que mon but d’écrire a toujours été en rapport avec l’amour des mots et de leurspouvoirs sur autrui, même si financièrement ça ne m’a jamais rien apporté. Voir des lettres se dessiner sur un papier ou sur l’écran d’un ordinateur, c’est pour moi le même plaisir que j’ai ressenti à l’âge de sept ans, sur les marches extérieures de la maison. À la différence toutefois que là je ne trace plus des vagues sur les lignes de mon cahier, je trace des vraies lettres qui forment des vrais mots que ma grand-mère aurait beaucoup aimé lire. Durant toute ma vie, je suis restée en amour avec les mots, parce qu’aussi, ils ont le pouvoir magique de me ramener chez moi, à ce bonheur d’enfant que je veux conserver pour toujours.

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Écrivez-nous 2, 3 lignes biographiques.

Je suis née dans le Nord, le jour de la grande braderie de Lille. J'ai une âme d'artiste depuis ma plus tendre enfance. Poésie, peinture, écriture, étaient mon jardin.

Si vous étiez un livre, vous seriez... 

"La condition humaine".

Si vous étiez une citation...

Je serais Le Petit Prince : "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux".

Si vous étiez un marque-page... 

Une fine feuille de bambou.

Si vous étiez un discours...

Je ferais preuve d'humilité en m'exprimant.

Si vous étiez une collection 

Des couleurs, des "posca".

Si vous étiez un papier...

Soyeux et de couleur écru.

Si vous étiez une bibliothèque...

Elle regorgerait de toutes les cultures du monde.

Si vous étiez une recette...

La tarte au citron meringué.

Si vous étiez un titre de livre...

Emma Harte "L'espace d'une vie" de Barbara Taylor Bradford.

Découvrir Le Lien ! : https://bit.ly/3QZFdKW

Pouvez-vous nous présenter votre livre

C’est l’histoire de deux enfants laissés à eux-mêmes dans le Montréal des années 1960 et, pour lesquels, tout est un jeu. Ils évoluent dans un quartier chaud où ils rencontreront différents personnages, bandits, prostituées qui deviendront leur famille de remplacement. Le thème principal du roman c’est l’innocence. Qu’ils se prostituent ou qu’ils volent, ils vivent dans l’absence totale de moralité, la moralité des « gens bien ».

Quel message voulez-vous transmettre au lecteur?

Je ne suis pas porteur de message. Cependant, si le roman est porteur de message, il s’agirait d’un message de tolérance.

Quelles sont vos sources d’inspiration?

L’enfance assurément. J’y reviens constamment comme pour réparer quelque chose.

Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire?

J’écris depuis toujours donc, sûrement des livres jeunesse comme les Bob Morane dont je possédais toute la collection à l’époque. Le roman qui m’a le plus marqué et qui m’a vraiment donné le goût d’écrire c’est Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline mais aussi La crucifixion en rose (Nexus, Plexus, Sexus) d’Henry Miller.

Si vous deviez vous décrire en trois mots…

Créatif, polyvalent, québécois

Quelle est votre citation favorite?

Léonard Cohen

There is a crack in everything that’s how the light gets in.”

 Quel est votre rituel d’écriture?

Je n’en ai pas vraiment si ce n’est m’obliger d’écrire au moins une heure par jour, le matin. Ensuite, c’est selon les idées qui me viennent, ce qui fait que je peux écrire des heures durant ou ne rien écrire du tout.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir?

Je travaille actuellement sur un recueil de nouvelles et sur un recueil de poèmes.

Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition?

Une ligne lancée au hasard.

Le mot de la fin?

Fin.

Découvrir "Le camion à ordures et le porte-conteneurs" : https://bit.ly/3zAYA73

1 Commentaire

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

En lisant Superficie, vous traverserez une galerie de peintures, avec des styles variés, du figuratif au surréalisme… avec de la musique qui résonne différemment en fonction de l’écoute de chacun. Vous vivrez également quelques scènes de cinéma à Séville, à Casablanca ou à Kisangani.

Ce sont des « mini-trips ». En voiture !

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

Pas de message en tant que tel, je n’ai pas cette ambition. Ce que je souhaite transmettre, c’est un peu de plaisir, quelques émotions que le lecteur s’appropriera et qu’il partagera éventuellement.

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Le monde qui m’entoure, les informations à la radio, les voyages, mes peurs et mes joies…La vie !

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Tous ! Alors je vais vous parler de celui qui m’a redonné le goût à la lecture, il y a de cela une petite trentaine d’années : Comme un roman, de Daniel Pennac. Il m’a bien attrapé, Monsieur Pennac.

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Humain - Saisons - Elégance

  1. Quelle est votre citation favorite ?

« Il n’y a qu’une façon de manger un éléphant : un morceau à la fois. »

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

Je n’en ai pas. De temps à autres, je me botte les fesses et je m’y mets. Ah oui, j’ai besoin de calme.

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Un nouveau recueil de poèmes où il sera notamment question de choses effrayantes et de surréalisme.

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

J’ai écrit à plusieurs maisons. Les éditions du Panthéon ont été les premiers à me répondre positivement et à me faire une proposition qui rencontrait mes attentes.

  1. Le mot de la fin ?

Le plus tard possible ! 😊

Découvrir "Superficie" : https://bit.ly/3z8uaHU

1- Pouvez-vous nous présenter votre ouvrage ? 

Les poèmes que j’ai écrits peuvent se lire seul, à deux ou à plusieurs, comme on dégusterait une friandise.

Ils s’ouvrent sur un univers joyeux, léger, aussi universel que le désir humain. Comme dans un roman, on y retrouve des personnages et leurs petites ou grandes histoires.

Différents de la poésie classique dans leurs formes, on peut les lire au compte-gouttes, comme une touche fraîche, sensuelle, ludique et féminine. Et pourquoi pas le matin, à midi ou à la fin d’une journée en partager un pour s’inviter à un moment-tendresse ?

2- Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ? 

Très peu de poèmes écrits par des femmes sont édités, et encore moins pour la poésie érotique. La représentativité des genres n’est pas égale. J’ai fait le choix audacieux d’en écrire et de les partager parce qu’il me semble important d’exprimer un ressenti de femme, mais mes poèmes s’adressent à tous les genres.

3- Quelles sont vos sources d’inspiration ? 

Ce qui me pousse à écrire, c’est ce que je vis , les rencontres et les expériences. Je suis une épicurienne et je savoure tous les petits bonheurs passants. La beauté du silence, l’aube naissante, une larme versée, un rire partagé, tout ce qui me touche peut trouver son expression dans l’écriture.

C’est comme cela qu’ont jailli mes poèmes. Ils sont venus presque tous seuls. Nés d’une sensation, d’une émotion, je prends plaisir à les retranscrire comme pour les revivre à chaque fois.

4- Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Pendant une année, j’ai commencé ma journée par la lecture d’un haïku, et sa méditation grâce au livre de Pascale Senk Mon année Haïku LEDUC.S Editions 2017.

Je me suis alors mise à écrire des poèmes, ce que je n’avais pas encore fait.

Même si les miens sont de genres très différents, ils croquent tous l’instantané qui me touche.

5- Si vous deviez vous décrire en 3 mots, quels seraient-ils ? 

Gourmande de vie !

6- Ma citation préférée :

«Quand le disciple est prêt, il rencontre le maître.»

7- Mon rituel d’écriture :

Trouver un petit bout de papier, un crayon pour vite noter ce qui vient, comme un peintre ferait une esquisse. Parfois c’est à 4h00 du matin que les mots me viennent à la bouche. C’est « mon petit coup de feu nocturne ».

Mais l’écriture peut jaillir n’importe où, n’importe quand. Je rassemble ensuite tous les petits bouts de papier dans mon cahier de poésie , et je laisse reposer jusqu’au moment où je finalise le tout. Quelques retouches si besoin, et puis je les enregistre dans mon ordinateur.

8- Projet d’écriture pour l’avenir :

Mon second livre de poèmes est en gestation ! Mais c’est encore trop tôt pour vous en dire plus !

9- Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

J’ai envie de dire « par hasard », en surfant sur internet. Je ne voulais pas que l’on découvre mes poèmes après ma mort, dans un tiroir, alors j’ai cherché à les publier. La proposition de collaborer pour les différentes tâches jusqu’à la sortie du livre et même après pour sa diffusion me semblait être une belle aventure et je suis contente de la vivre, heureuse que mes poèmes s’envolent pour vivre leur vie et réjouir tous les amoureux des mots et de la vie.

10- Le mot de la fin 

Je serais ravie si mes poèmes permettaient aux lecteur-ice-s de découvrir ou retrouver le plaisir enchanteur, coquin et surprenant de la poésie.

Comme la caresse suggestive du vent d’été dans un jupon, ou le petit pschitt de bonheur que l’on se donne, lorsqu’on se parfume, lire un poème devient une expérience intense qui nous met en joie.

Découvrir "Le singulier pluriel" : https://bit.ly/3uRtfKK

Si vous étiez un livre, vous seriez….

Un Roman

Si vous étiez une citation

Une page de notre histoire se tourne comme chaque année, mais elle nous offre le plaisir d’écrire nos envies, nos doutes, nos espérances avec les couleurs de notre vie.

Si vous étiez un marque-page

Une fleur séchée

Si vous étiez un discours

L’appel du 18 juin

Si vous étiez une collection

La collection de timbres de mon enfance 

Si vous étiez un papier

Un mot doux

Si vous étiez une bibliothèque

La vieille armoire de mon école primaire qui servait de bibliothèque 

Si vous étiez une recette

Des galettes bretonnes 

Si vous étiez un titre de livre 

L’Etranger ou L’espoir

Découvrir "

Le journal d'un maire de campagne dans les territoires oubliés" : https://bit.ly/3zPaV8p

Écrivez-nous 2, 3 lignes biographiques.

 Christophe Agogué, 60 ans, je suis administrateur d’ENGIE et salarié de GRDF. Ma passion première est la lecture : philosophie, romans et histoire principalement. J’aime voyager, aller au théâtre, voir des expositions, et bien sûr écrire. J’ai 2 filles et 3 petites-filles, et vis avec mon chat. J’adore Paris.

Si vous étiez un livre, vous seriez….

Le rivage des Syrtes (Julien Gracq).

Si vous étiez une citation

Si je range l’impossible Salut au magasin des accessoires, que reste-t-il ? Tout  un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui (Deux dernières phrases des Mots de Sartre).

Si vous étiez un marque-page 

Une place de théâtre.

Si vous étiez un discours

 I have a dream – Martin Luther King.

Si vous étiez une collection

La Pléiade.

Si vous étiez un papier

Le papier maïs des Gitanes sans filtre : je ne fume plus mais c’est inoubliable.

 Si vous étiez une bibliothèque

La mienne, avec l’intégralité de Sartre, Foucault, Deleuze, Proust, Gide, Modiano, d’Ormesson, Coetzee, Maupin, McCall Smith,  Aragon, Albert Cohen, Maurice Leblanc, Naguib Mahfouz et tant d’autres…

Si vous étiez une recette

L’entrecôte Bercy avec un verre de Volnay.

 Si vous étiez un titre de livre

 « Les mots et les choses » de Michel Foucault.

Découvrir les titres de Christophe Agogué : https://bit.ly/3HkzCLF

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Le livre conte l’histoire d’une famille française vivant en Tunisie dans l’entre-deux guerres. Leur vie évolue au gré des événements dans une ambiance cosmopolite colorée. Ce roman décrit aussi la fin d’un régime particulier, celui d’une colonie française en route vers la décolonisation. Il se veut aussi précis que possible sur le contexte, les événements, le cadre dans lequel ils se déroulent. Quant aux personnages, fiction et réalité sont mêlées pour rendre compte des particularismes de la Tunisie.

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

Je ne pense pas que ce livre ait vocation à transmettre un quelconque message. Me méfiant par nature des messies, je ne me sens pas l’âme d’un imprécateur, donneur de leçons. Même pas celle d’un quelconque messager.

Il n’est qu’un roman qui entend à travers la vie des personnages mis en scène, rapporter une part d’histoire moins connue. Un travail de mémoire aussi, dont on peut constater le déclin, d’une génération à l’autre, la perte en ligne me semblant de plus en plus fréquente. Cette mémoire à défendre devrait dépasser le stade du « devoir » pour redevenir un « plaisir », aussi douloureuse, tragique ou insupportable soit-elle.

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Probablement trop nombreuses pour être citées de manière exhaustive. On reconnaîtra aisément mon goût pour l’Histoire, des évènements comme des pensées. Mais aussi une grande émotion devant une œuvre d’art le neuvième inclus. Mon âge avancé explique probablement un moindre intérêt pour le dixième récemment reconnu, les jeux vidéo. Mais je ne désespère pas de comprendre un jour l’intérêt artistique qu’il présente. Je suis déjà convaincu de leurs immenses progrès plastiques.

Pour faire bref, ma source d’inspiration est le théâtre de l’humanité, en ce qu’il présente le spectre le plus large, compris entre la plus sombre des tragédies grecques et la plus improbable des pantalonnades de la commedia dell’arte.

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Il n’y a pas de livre en particulier mais plutôt des styles littéraires et des auteurs. En règle générale plutôt le style épique, aventurier, mais aussi les grandes sagas sociales. Pour illustration et de manière non exhaustive, les mousquetaires de Dumas, Jules Verne avec le capitaine Némo ou Michel Strogoff, mais aussi Balzac et le Père Goriot lu à l’adolescence, ou Flaubert et Salammbô ne serait-ce que pour la Tunisie ... Je n’oublierai pas les voleurs au premier rang desquels Arsène Lupin et les policiers et enquêteurs avec mention spéciale pour Sherlock Holmes.

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Curiosité, humour et faconde

  1. Quelle est votre citation favorite ?

« Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît », (Monsieur Fernand, alias Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs, Réal. Georges Lautner, dialogues Michel Audiard, 1963).

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

Lorsque j’écris, c’est dans un rythme constant de travail. Cela me vient probablement d’une habitude prise il y a fort longtemps lors de la rédaction de ma thèse (une blague de 900 pages …). M’interrompre trop longtemps me fait perdre en efficacité qualitative (pour autant que l’on trouvera une qualité à ce qui est produit …). J’ai donc des longs moments de travail sans écrire, consacrés aux recherches et aux vérifications en tout genre, historique, scientifique, artistique, puis de rédaction une fois mon matériau obtenu. Mais la production initiale est rapide. Puis vient le temps de la relecture de l’ouvrage terminé. Ainsi la version proposée à l’éditeur était le fruit d’une rédaction unique (un peu moins de quatre mois), suivie de sept relectures intégrales pour affinage, syntaxe, précision des termes, orthographe, ponctuation.

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Mes premiers lecteurs, qui ont lu les épreuves avant même qu’un éditeur me fasse l’honneur de m’accueillir, m’ont tous demandé : « la suite c’est pour quand » ?

J’ai donc entrepris de rédiger la suite de ce premier livre, ce premier opus comme on dit aujourd’hui avec un peu de cuistrerie. Les mêmes premiers lecteurs ont encore apprécié. Je reste conscient de leur part de subjectivité lié au lien familial ou amical qui nous unit (encore que … certains d’entre eux ne m’ont jamais fait de cadeau, parce qu’ils connaissent mon aversion, pour l’hypocrisie). Mais une chose à la fois.

J’entreprendrai très bientôt la rédaction du troisième opus (à cuistre, cuistre et demi …).

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

En tant que primo romancier il est rare d’avoir un large choix. Jai contacté bon nombre de maisons d’édition qui ont refusé mon travail, certaines dans un silence valant refus.

Les Éditions du Panthéon m’ont accepté dans un délai que j’ai trouvé rapide. Le premier contact était encourageant en ce qu’il me garantissait la main sur mon manuscrit, ce que candidement je trouvais être la moindre des choses. Mais il m’accordait cette même liberté sur la publication et la promotion du livre. Sauf que tout cela m’était parfaitement inconnu … Et le plus grand apport de la maison a été non seulement l’écoute de l’auteur, mais encore les conseils prodigués, assortis de la garantie de mon arbitrage personnel au final.

D’autres maisons m’ont accepté postérieurement. Je ne sais ce qu’aurait donné notre relation de travail

Je suis ravi de mon choix, fruit finalement d’une heureuse rencontre.

  1. Le mot de la fin ?

Avec le recul lié à mon âge, je me rends compte que j’ai passé ma vie à écrire. Une littérature juridique fort docte, contrainte par les canons du droit. Le roman, c’est la liberté retrouvée. En tout état de cause, écrire est pour moi bien plus qu’un attrait, une nécessité.

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1 - Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Mon livre est une analyse approfondie de l'idéologie du parti Baas, idéologie de la renaissance et de l'unité arabe. Il est un des rares livres en français, selon le fondateur du parti, à analyser en détail les piliers porteurs du Baas. Je partage une introduction et une conclusion sombres, sur le destin et l'avenir de ce monde arabe en ébullition.

2 - Quelles sont vos sources d'inspirations ? 

Les écrits et les discours des fondateurs du Baas, et aussi des leaders du nationalisme arabe.

3 - Quel est le livre qui vous a donné envie d'écrire ?

Mon roman inachevé, Les yeux de la ville fatiguée, que j'ai écrit à l'âge de quinze ans dans ma ville Raqqa (en Syrie). Un roman rebelle contre les idéologies religieuses et la foi mythique orientale.

4 - Si vous deviez vous décrire en trois mois, quels seraient-ils ?

Détermination, espoir, humanisme.

5 - Quelle est votre citation favorite ?

"Je ne veux pas que ma maison soit murée de toutes parts, ni mes fenêtres bouchées, mais qu'y circule librement la brise que m'apportent les cultures de tous les pays." Mahatma Gandhi

6 - Quel est votre mot préféré ?

Espoir.

7 - Quel est votre rituel d'écriture ?

C'est selon l'inspiration du moment.

8 - Le livre que vous auriez aimé écrire ?

Mon roman de jeunesse, qu'il est impossible d'achever aujourd'hui sans risquer ma vie, en raison du carnaval des soldats kamikazes d'Allah Akbar (Dieu est grand).

9 - Stylo ou clavier ?
Les deux.

10 - Le mot de la fin ?

J'ai toujours été, depuis la prise de conscience de mon existence, contre la dictature. Qu'elle soit religieuse ou politique. Ironie de l'histoire : je suis née à Raqqa en Syrie et j'ai créé à l'âge de quinze ans un courant existentialiste, puis je me suis révolté contre les idéologies religieuses. J'ai mangé en plein ramadan devant la grande mosquée de Raqqa, et cinquante ans plus tard ma ville devient la capitale de l'état islamique criminel et barbare. Mon combat politique contre la dictature et les violations de droits de l'Homme en Syrie et tous les pays arabes, a comme récompense que je n'ai jamais revu la Syrie, ni Raqqa depuis 1967 grâce à la bénédiction du régime syrien et à la bénédiction divine des criminels barbus, soldats kamikazes d'Allah Akbar.

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