Portrait chinois : Fanny Fallert, auteure de « Zarah »

 

Écrivez-nous quelques lignes biographiques.

Née sur les rivages de la Méditerranée, j’ai toujours écrit depuis mon plus jeune âge, pour me libérer de sensations et sentiments lourds, que je ne voulais pas garder en moi. L’écriture est devenue ainsi pour moi un moyen de garder mon équilibre psychologique en créant des histoires où des éléments biographiques se croisent avec des rêves et des espoirs (pour cette raison j’écris sous pseudonyme et je ne veux pas rencontrer directement publics et critiques ; ce que j’écris est trop personnel).

Mais avec Zarah je me suis rendue compte que je voulais aussi communiquer à un public plus large un message de tolérance et d’espoir.

J’aime la Méditerranée d’une façon viscérale et je suis de plus en plus frappée par l’incroyable développement des civilisations qui en peuplent les rivages depuis le paléolithique. Depuis des millénaires cette mer intérieure a connu des guerres, des migrations, des échanges commerciaux et culturels, des empires qui se sont effondrés, des bateaux qui ont fait naufrage… La Méditerranée pourrait nous raconter des milliers d’histoires, si elle pouvait parler.

J’ai eu envie de rappeler que, au-delà de l’actualité angoissante que les médias nous livrent chaque jour, il fut un temps où des hommes et des femmes ont réussi à cohabiter sur les rivages de la Méditerranée, à se parler et à se comprendre malgré leurs différences de culture, de langue et de religion.

Je voulais tâcher d’envoyer un message d’espoir. Dans une époque lointaine, Zarah et Ibrahim sont arrivés à se comprendre et à s’aimer, malgré tout ce qui pouvait les séparer.

 Si vous étiez un livre, vous seriez…

Seta de Alessandro Baricco

Si vous étiez une citation :

« Le voyage en Grèce est de tous les voyages que nous entreprenons le plus spirituel. Moins qu’ailleurs nous y sommes conduits par cette curiosité à demi sensuelle qui est, et a toujours été, le fond secret de tant de voyages. Et nous sommes presque déconcertés quand la Grèce… nous accueille avec ce que nous aurions le moins pensé y trouver : un parfum ensorcelant, tout oriental, mêlant la fleur d’oranger, le robinier, le laurier et le thym » H. von Hofmannsthal, La Grèce, 2012

Si vous étiez un marque-page…

Une photo de la mer en Grèce, transparente et ensoleillée

Si vous étiez un discours…

Je serais un discours bref et concis, je n’aime pas le bavardage

Si vous étiez une collection…  

Une collection de papillons

Si vous étiez un papier…

Une vieille carte postale

Si vous étiez une bibliothèque…

Je serai une petite bibliothèque nichée au sommet d’une tour, avec de milliers de livres concernant plein de sujets différents

Si vous étiez une recette…

Un fraisier

Si vous étiez un titre de livre…

L’Odyssée

Découvrir "Zarah" : https://bit.ly/3Mv2wKf

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