[SÉLECTION] JOURNÉE MONDIALE DU THÉÂTRE

À l'occasion de la Journée Mondiale du Théâtre ce mardi 27 mars, découvrez notre sélection d'ouvrages au sein du catalogue des Éditions du Panthéon.

C'est à Vienne en 1961 au cours du 9ème Congrès mondial de l'Institut International du Théâtre que sur la proposition de Arvi Kivimaa faite au nom du Centre finlandais a été créée une Journée Mondiale du Théâtre.

Depuis 1962, chaque année, le 27 mars (date de l'ouverture de la saison 1962 du Théâtre des Nations à Paris) la Journée Mondiale du Théâtre est célébrée par les Centres Nationaux de l'IIT qui existent actuellement dans une centaine de pays du monde ainsi que par d’autres membres de la communauté théâtrale internationale.

1. Monsieur Nez d'Albina von Klix

Cette pièce est basée sur «Le journal d’un fou» de Nikolaï Gogol paru en 1835, une nouvelle grotesque aux allures de récit presque fantastique dont l’écriture semble empreinte de théâtralité. Cependant, l’œuvre d’Albina von Klix dépasse la simple adaptation et révèle une véritable création originale.

Le personnage principal de la pièce est Monsieur Nez. Il habite New York et travaille comme assistant dans une compagnie d’assurances. Son intérêt principal : l’écriture. Il aime écrire et croit que seule cette activité a une signification dans la vie. C’est le motif principal de l’histoire. Monsieur Nez est écrivain et son imagination est supérieure à la normale. La pièce va ainsi suivre d’un côté le développement graduel d’une schizophrénie naissante et de l’autre, la tragédie d’un homme sensible face à la démence.

Avis éditeur : cette création originale conjugue avec talent comédie délirante et tragédie grotesque. Elle peut être considérée comme un spectacle son et lumière de l’esprit de Gogol. Un bel hommage et une traduction réussie !

Lire un extrait : http://livre.immateriel.fr/fr/read_book/9782754734257/#pct0

2. La Mort de la Poupée suivie de Bobok de Jean-Paul Rosart

Un dimanche matin comme un autre, dans la cuisine d’une maison quelque part en campagne, un cri retentit. Qui a tué la poupée ?

Liés par une sourde violence et pourtant incapables de communiquer entre eux, la mère, le père, la fille et le grand-père s’enferment dans un simulacre de procès, véritable huis clos anxiogène et infernal. Ce sont les années 60 et le souvenir de la guerre rôde, toujours très présent. Mais à ce propos, la guerre est-elle vraiment finie ? Le fils qui y était parti il y a bien longtemps a prévenu qu’il en reviendrait ce dimanche. Il faudra pourtant bien trouver le meurtrier avant son retour afin qu’il ne se rende compte de rien.

Mais, au fait… Peut-on assassiner une poupée ?

Bobok est un long monologue théâtral adapté librement d’une nouvelle de Dostoïevski. La scène se passe dans un cimetière où il arrive que parfois les morts parlent encore entre eux, le temps de leur décomposition.

Avis éditeur : Intemporelles : voilà qui qualifie d'emblée de jeux ces deux pièces de théâtre, sorties de leur torpeur. Mais nous irons encore plus loin : non contents de réveiller ces belles endormies, force est de constater qu'elles sont, à l'instar des autres oeuvres de Jean-Paul Rosart, d'une finesse sertie d'intelligence, brillantes d'actualité. Reste à savoir, maintenant, qui a tué la poupée...

Lire un extrait : http://livre.immateriel.fr/fr/read_book/9782754736831/#pct0

3. Darwin, fallait-il le tuer ? de Guillaume Jest

Depuis qu’il a théorisé l’évolution des espèces et l’origine de l’Homme, Darwin n’a cessé de susciter des polémiques : quelle est la place du divin dans la Création ? L’idée de la sélection naturelle ne conduit-elle pas à justifier l’élimination de ceux qui ne peuvent s’adapter, au mépris de nos valeurs humanistes ? La peur des conséquences que ces débats pourraient entraîner pousse certaines institutions à rejeter le darwinisme, au mépris d’une réalité scientifique qu’il est pourtant aujourd’hui difficile de nier. Mais si Darwin a entraîné tant de bouleversements, n’aurions-nous pas dû tout mettre en œuvre pour l’empêcher de diffuser ses travaux ?

Cette pièce de théâtre s’inspire librement de cette histoire pour tenter de répondre à cette question. Guillaume Jest nous projette directement dans l’ambiance anglaise de 1830 et nous conduit d’un dîner dans un manoir anglais, à une extraordinaire expédition maritime dans l’immensité de l’océan Pacifique.

En alternant légèreté de ton, actions, et aventures lointaines, l’auteur nous ouvre une passionnante page de l’Histoire, tout en maintenant une tension aboutissant à une fin des plus inattendues… Laissant à chacun le droit de juger s’il fallait tuer Darwin ou non !

Avis éditeur : cette création originale est aussi divertissante qu’ingénieuse. Elle facilite la compréhension des enjeux de la mutation de notre monde.

Lire un extrait : http://livre.immateriel.fr/fr/read_book/9782754736695/#pct0

4. En rencontrant Godot de Tiburce Koffi

S’annonçant comme un écho à la célèbre «En attendant Godot» de Samuel Beckett, cette pièce prolonge les interrogations qui font le charme mystérieux du texte de l’écrivain irlandais. Durant plus de soixante ans, Godot fut attendu. À présent, Tiburce Koffi nous le montre en sortant l’énigmatique personnage de son silence.

Cette pièce, au style délié et chargé d’humour, représente bien plus qu’une simple et légitime fantaisie d’un écrivain subversif. Véritable hommage à Beckett et au théâtre de l’absurde, «En rencontrant Godot» relancera certainement les débats autour du chef-d’œuvre !

Avis éditeur : l’attente rarement réputée comme étant un moment sympathique, pousse l’intérêt à la rendre idyllique. Tiburce Koffi le confirme en nous offrant une pièce aussi divertissante que réussie !

Lire un extrait : http://livre.immateriel.fr/fr/read_book/9782754736794/#pct0

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